Je m’intéresse au SEO (Search Engine Optimization) non pas comme une discipline technique, mais comme un système de médiation. Un ensemble de règles, de pratiques et de croyances qui organisent la manière dont l’information circule, devient visible, acquiert de l’autorité — ou disparaît.
Depuis plusieurs années, mon travail se situe à l’intersection du référencement, des médias numériques et des systèmes d’information. J’ai évolué dans des contextes très différents : médias en ligne, plateformes, organisations privées, projets éducatifs et dispositifs institutionnels. Cette diversité de terrains m’a progressivement éloigné d’une vision purement opérationnelle du SEO pour m’amener vers une approche plus réflexive : comprendre ce que le SEO fait aux contenus, aux organisations, et aux formes contemporaines de production de sens.
Le SEO est souvent présenté comme un ensemble de bonnes pratiques : optimiser, structurer, cibler, mesurer. Cette approche, bien qu’efficace à court terme, tend à masquer des enjeux plus profonds. Le référencement agit comme une infrastructure invisible : il conditionne ce qui est lisible, ce qui est prioritaire, ce qui est jugé pertinent ou digne d’attention. À ce titre, il ne relève pas uniquement de la technique, mais aussi de la gouvernance de l’information, des logiques économiques des plateformes et des arbitrages éditoriaux.
C’est cette dimension que j’explore ici.